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Elargir l’assiette fiscale peut conduire à des recettes bien plus élevées

dans Articles Par Fidusuisse Les commentaires sont fermés
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Depuis que l’OCDE conduit la iscalité internationale, il semble que le ratio impôts-PIB soit devenu la norme. Et ce ratio, selon toutes vraisemblances, devrait se situer aux alentours de 35%. Il est donc actuellement convenu par les gouvernements, quels qu’ils soient, qu’il faille prendre environ un tiers des revenus aux citoyens en tant qu’impôts. Les pays, comme l’Indonésie ou la Malaisie devraient donc augmenter leurs prélèvements fiscaux pour accroître leur compétitivité. Les pays à fiscalité faible sont, sinon, traités comme suspicieux. Mais n’existe-t-il pas d’autres solutions pour cela ?

La fiscalité des économies émergentes

Suivant ce modèle que l’on voudrait voir appliquer à tous les pays, les pays à faible fiscalité seraient donc en train de « voler » les recettes des autres pays. Pourtant, la plupart des pays riches ont des dettes colossales dont ils n’arrivent pas à se défaire et ce, malgré le maintien des taxes fiscales élevées. Les pays émergents voient donc ce problème de taxation élevée d’un mauvais œil. Et il est vrai qu’il serait sans doute plus simple pour eux d’élargir, en premier lieu, l’assiette fiscale. Au lieu de taxer d’avantage, commencer à taxer plus de personnes. Ainsi, elles pourraient récolter plus de recettes et réinvestir plus profondément dans les hôpitaux, les services publics, la santé et les infrastructures. L’exemple de l’Inde est très parlant puisque seulement 4% de la population active est actuellement taxée. Ne taxer qu’une petite partie supplémentaire de cette population active permettrait sans aucun doute d’augmenter les recettes fiscales sans avoir une fiscalité plus élevée.

Revoir les politiques fiscales

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Car effectivement il serait nécessaire de reprendre en compte toutes les politiques fiscales, quitte à aller à l’encontre des décisions de l’OCDE. Mais la tâche n’est évidemment pas simple. L’Afrique du Sud a mis en place un comité d’experts pour revoir le système fiscal du pays. Mais le gouvernement n’a, à-priori, rien fait de plus que mettre en place ce comité pour se servir de ses conclusions pour justifier certaines hausses d’impôts, comme les impôts miniers ou la TVA. Or, les conclusions du comité Davis a stipulé que le régime fiscal de l’Afrique du Sud fonctionne beaucoup mieux que ce qui était supposé. Et le fait de taxer les revenus miniers permettrait de ne pas augmenter les revenus ni la TVA et aurait alors un plus grand impact sur l’économie.

Mais, tout ne se passe pas uniquement dans les pays émergents, puisque le cas de la Grèce en Europe peut être aussi vu comme un signal d’alarme. Le soi-disant sauvetage de ce pays en le renflouant avec de nouvelles dettes et en demandant encore aux citoyens de participer à l’effort peut-il être efficace ? Comment des sommes suffisantes pourront être prélevés sur les revenus à partir du moment où l’économie est de plus en plus décroissante. Économiquement, la Grèce est coincée entre une austérité autodestructrice et la crainte d’un Grexit. Mais, de plus en plus de grecs suivent le ministre des finances Yanis Varoufakis qui étudie, secrètement, la possibilité d’une sortie de l’euro, précisant que cette sortie ne peut pas être la catastrophe que certains prévoient, car cette sortie permettrait au moins que le pays puisse aller mieux. Il est parfois plus intéressant de souffrir quelques années que de subir la misère éternelle.

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