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Les stratégies fiscales de Donald Trump sèment le doute en Irlande

dans Actualites Par Fidusuisse Les commentaires sont fermés
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Grand homme d’affaires et expert dans l’optimisation fiscale, le nouvel élu à la présidentielle Américaine, Donald Trump, projette une réforme radicale sur la taxation des impôts sur les capitaux des sociétés. Cette nouvelle bouleverse des pays comme l’Irlande.

Dès le départ, l’ancien candidat avait dit vouloir revoir la fiscalité des sociétés. Malgré un programme difficile à situer, il déclare clairement revoir en baisse la taxation sur les revenus des entreprises de 35 à 15%. Sa première action est de proposer un taux de 10% sur une certaine période aux multinationales du pays pour ramener leurs capitaux gardés ailleurs sur le territoire américain.

La position irlandaise sur le programme

La stratégie reste d’actualité comme le confirme un des conseillers économiques du nouveau Président, Anthony Scaramucci, dans le journal de novembre du Financial Times. En Irlande, cette déclaration produit une certaine inquiétude sur les activités du pays. Mickael McGrath, député irlandais, donne son opinion défavorable à la réforme fiscale dès l’annonce des résultats des élections. Selon lui, les retombées sur le pays risquent d’être sérieuses puisque les investissements provenant de l’étranger, des États-Unis surtout, pèsent notamment sur son économie. C’est leur taux fiscal de 12.5% qui attire les sociétés étrangères et celles-ci installent quelques une de leurs branches d’activité en Irlande et profitent du faible taux d’après son annonce dans le Monde.

Tom White travaillant dans le cabinet de consultation londonien Global Council, ajoute également qu’il faut rester vigilant par rapport à cette politique, car si l’État américain divise par deux son taux d’impôts, les sociétés pourraient ramener leurs profits et leurs activités dans leur pays ; les risques seraient moindres pour l’Irlande qui verrait juste les entrées d’investissements diminuer, ceux déjà présents ne seraient pas touchés.

À l’origine, des taxes élevées

Le grand nombre de « paradis fiscaux » est dû à la taxation de plus de 30% sur les revenus des entreprises. Ces multinationales optent pour garder leurs profits dans ces pays. Les îles Caïmans ou les Vierges sont des places offshore (taux d’imposition nul) des plus connues.

Le cas de l’Irlande est bien différent puisque les sociétés apportent dans le pays des activités concrètes. Cependant, il peut voir une baisse sur les avantages de son taux plus faible par rapport à un nouvel équilibre avec le niveau de la taxation américaine.

Le Capital Economics déclare que 2500 milliards de dollars environ sont en dehors des États-Unis ce qui correspond environ à 14% du PIB du pays. La compagnie Apple, pour ne citer qu’un exemple, est l’une des plus connues dans la pratique avec un poids de 200 milliards. D’après son directeur Tim Cook déclare ne pas changer de placement pour les capitaux de la multinationale.

Richard Murphy, pourtant opposé au nouveau Président, conforte la politique qui déséquilibrerait les pays offshore et arrêterait la pratique des grands groupes comme Google ou Apple. La « guerre » sur la fiscalité risque de reprendre.
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