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UBS ATTAQUEE MAIS TOUJOURS SOLIDE

dans Actualites Par Fidusuisse Les commentaires sont fermés

Suite à la série de scandales qui l’ont fortement impliquée, référence faite notamment à l’affaire du Libor ; La banque Suisse UBS est confrontée à de nouveaux démêlés judiciaires, même si les 68 millions d’euros de provisions pour litiges constituent un matelas solide pour amortir le choc des multiples poursuites.

UBS aux Etats Unis

UBS a annoncé lundi 22 juillet un accord de principe avec les autorités américaines suite à leurs accusations sur les titres appuyés sur des hypothèques dans l’immobilier résidentiel pour la période allant de 2004 à 2007.
Conformément au mécanisme de titrisation (lire l’article sur la BCE) ; certaines banques au total 18, dont UBS sont formellement accusées d’avoir vendu à des organismes de crédits hypothécaires américains Fannie Mae et Freddy mac des actifs douteux. La pratique à l’époque était de se céder entre banques des « packages » de titres dont les caractéristiques demeuraient imprécises et insuffisantes ; il était donc relativement simple d’introduire au sein d’un pack des titres douteux.
Reste à savoir si l’accord sera validé par les autres membres d’une part, et d’autre part combien cela coutera cette fois ci a UBS, quoique elle se porte en excellente santé. Elle a indiqué que son bénéfice net avait atteint 690 millions de francs suisse au second trimestre soit une hausse de 62 %. Un bénéfice opérationnel avant impôt de 1,02 milliards de francs suisse. L’argent entre, en grandes quantité, la banque suisse a en effet amorcé un vaste recentrage sur ses activités de gestions de fortune.

UBS en France

La maison mère d’UBS à Genève « UBS Suisse S.A » avait d’ores et déjà, depuis début juin été mise en examen pour démarchage illicite de clients en les incitant à ouvrir des comptes non déclarés en suisse dans les années 2000.
C’est au tour de sa filiale française d’être condamnée à une amende de 10 millions d’euros pour « laxisme » dans le contrôle des pratiques commerciales susceptibles de relever du blanchiment de fraude fiscale. L’autorité de contrôle prudentiel ; police des banques a justifié sa décision notamment par le fait que une fois prévenue du risque de poursuite judiciaire depuis 2007 ; la direction de UBS France a tout de même mis plus de 18 mois pour mettre en place « les procédures d’encadrement et de contrôle nécessaires ».

Veut-on couler UBS par tous les moyens ?

La Suisse est par là victime de sa réussite, car les principes de secret bancaire qui fait son succès auprès des clients ; ne sont pas étrangers au fait qu’elle soit fatalement associée à des spéculations de fraude. L’un ne va pas sans l’autre. C’est peut-être ce qu’évoquait le PDG de UBS France en disant qu’à cette époque encore plus qu’auparavant ; il est difficile d’être une filiale française d’une banque suisse. Chasse aux sorcières ou pas , il demeure que toutes les grandes banques européennes ont a peu de choses près le même profil de portefeuille d’activité ; on ne devrait donc pas s’appesantir sur le délai de mise en place mais plutôt souligner le fait que les mesures demandées ont étés appliquées . C’est d’ailleurs dans cette logique que la banque a annoncé vouloir faire appel de cette décision.

Toutefois, la santé de la banque est solide ; et ; au vu des amendes ridicules (10 millions en France ; un peu plus d’un milliard aux USA) qui lui sont imposées ; elle devrait avoir encore un avenir radieux sauf si la valeur des tickets de parking (référence faite au faible montant des amendes), connaissait une inflation record.

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